Art-T. #4 – ‘Space invaders’ by Invader

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Invader – his pseudonym – was born in France in 1969. He invades the world with pixelated square mosaics of aliens, inspired by arcade game ‘Space Invaders’ (released in 1978).

Tens of cities around the world have been invaded since the start of the project in 1998. 2000 to 3000 characters are pastes up in over 80 cities worldwide (Paris [France], Barcelona [Span], Istanbul [Turkey], London [UK], Bangkok [Thailand], Tokyo [Japan], New York [USA], Melbourne [Australia], Sao Paulo [Brazil]…). Not a week goes by without new Space invaders appearing.

The choice of the spot is the longest aspect of his work. He goes everywhere in the city and watches carefully. The spot is like a revelation; it jumps out at him. He works alone and cements each ‘Space invader’ on his own.
Once the character is glued, he records it carefully. For every city he invades, he makes a note of where each ‘Space invader’ is on a map (‘Invasion map’); each invader is numbered, photographed and indexed carefully on an Invasion guide, which retraces the history of a particular invasion.

He has also set up a scoring system. Each ‘Space invader’ is worth between 10 and 50 points depending on its size, composition and location. Each invaded city has a score which is gradually implemented with new ‘Space invaders’ being installed on its walls.

Since 2005, he has used the Rubik’s cube to give volume to his characters. The game made from colored squares allows him to multiply options.

The project proves so popular that fans have cements mosaics inspired by Invader in towns the artist has never set foot in. He sees it as a kind of tribute, however he doesn’t want to set up a global group strategy. Some of his invaders get damaged or stolen: “nine times out of ten they end up with a few broken tiles; they’re too fragile to be prized off in one piece”.

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Invader: « The idea of the ‘Space invaders’ project is to ‘invade’ cities all over the world with characters inspired by first-generation arcade games, and especially the now classic Space Invaders. I make them out of tiles, meaning I can cement them to walls and keep the ultra-pixelated appearance.
[…]
I see Space Invaders as a symbol of our era and the birth of modern technology, with video games, computers, the Internet, mobile phones, hackers and viruses.
 And ‘space invader’ is a pretty good definition of what I’m doing… invading spaces!
[…]
The act in itself is political, as 99% of the time I don’t have authorization. Otherwise, it’s more an experiment than a protest. Obviously there’s the gaming aspect too, as I’ve spent the past eight years traveling from city to city with the sole objective of getting a maximum score. »

On August 20, 2012 Invader sent Space-One in the stratosphere: his first artwork to travel in space. From this project, called ‘Art4Space‘, he has made a 25 mn. movie screened in several cities: Paris, Tokyo, London, New York… (learn more about ‘Art4Space’ mission).

Invader wants to remain anonymous: he never unveils his face and appears always wearing a mask. Film director Raphaël Haddad followed the artist on a 14 minute-video named ‘In bed with Invader’.

Lean more: www.space-invaders.com

Source: Invader

Art-T. #4 – ‘Space invaders’ par Invader

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Invader – le pseudo qu’il a choisi – est né en France en 1969. Il envahit le monde entier de mosaïques pixellisées d’extraterrestres, inspirées du jeu vidéo ‘Space Invaders’ (édité en 1978).

Des dizaines de villes ont été envahies depuis le lancement du projet en 1998. Entre 2000 et 3000 mosaïques sont référencés dans plus de 80 villes à travers le monde (de Paris, en passant par Barcelone [Espagne], Istanbul [Turquie], Londres [Royaume Uni], Bangkok [Thaïlande], Tokyo [Japon], New York [Etats-Unis], Melbourne [Australie], Sao Paulo [Brésil]…). Invader ne passe pas une semaine sans coller de nouvelles pièces.

Le choix de l’emplacement est la partie la plus longue de son travail. Il sillonne longuement la ville qu’il veut conquérir jusqu’à ce qu’un endroit l’interpelle. Il travaille seul et installe personnellement chacun de ses personnages.

Une fois l’œuvre cimentée, il procède à un méticuleux travail de référencement. Il indique sur un plan de la ville (‘Invasion map’) la position de la pièce ; chaque ‘Space invader’ est numéroté, photographié et répertorié dans ses ‘guides d’invasion’.
 Il a également mis en place un système de points dans lequel chaque ‘Space invader’ cimenté rapporte entre 10 et 50 points selon sa taille, sa composition et son emplacement. Chaque ville envahie possède son propre score qui évolue au fur et à mesure des ‘Space invaders’ posés.

Depuis 2005, il a fait évoluer son projet en utilisant le Rubik’s cube pour donner du volume à ses installations. Le format carré, coloré et pixellisé de l’objet lui permet de multiplier les combinaisons.

L’engouement est tel que des mosaïques d’extraterrestres à la manière d’Invader ont été posées par des fans dans des villes où il n’a jamais été. Il assure prendre les autres installations comme un hommage, mais n’envisage toutefois pas la mise en œuvre d’une stratégie d’invasion de groupe. Certains de ses ‘Spaceinvaders’ ont également été détruits ou pillés, « neuf fois sur dix les vols se soldent par quelques carreaux cassés car ils sont trop fragiles pour qu’on puisse les décoller sans les briser ».

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Invader : « L’idée du projet ‘Space invader’ est d’envahir la planète en répandant dans des villes du monde entier des personnages inspirés des premières générations de jeux vidéo et principalement du célébrissime ‘space-invaders’. Ces personnages sont réalisés en carrelage, ce qui me permet de les cimenter sur les murs et de conserver leur esthétique ultra pixélisée.
[…]
Les ‘Space Invaders’ représentent notre époque, la naissance des technologies contemporaines comme les jeux vidéo, les ordinateurs, l’internet, les hackers et les virus numériques…De plus, traduit librement, ‘Space Invader’ peut signifier envahisseur d’espace, ce qui est plutôt une bonne définition de ce projet…
[…]
Le geste en lui-même est politique puisque j’interviens dans 99 % des cas sans autorisation. Pour le reste, je suis plutôt dans l’expérimentation que dans la contestation. Et puis il y a évidemment une dimension ludique dans ce projet, car j’ai finalement passé ces dernières années à voyager avec, comme principal objectif de remporter un score maximum. »

Le 20 août 2012, Invader a envoyé Space-One dans la stratosphère : sa première œuvre d’art à voyager dans l’espace. De ce projet baptisé ‘Art4Space’, il a tiré un film de vingt-cinq minutes projeté dans différentes villes : Paris, Tokyo, Londres, New York… (en savoir plus sur la mission ‘Art4Space’)

Invader tient absolument à rester anonyme : il ne dévoile jamais son visage et apparait toujours masqué. Le réalisateur Raphaël Haddad a suivi l’artiste dans une vidéo de 14 minutes intitulée ‘In bed with Invader’.

En savoir plus : www.space-invaders.com

Source : Invader